12 Apr
12Apr

On associe souvent le traumatisme à des événements graves, visibles, identifiés. Pourtant, dans la réalité, le corps réagit de manière beaucoup plus fine.

 Certains événements que l’on considère comme “anodins” peuvent laisser une empreinte durable.

Le traumatisme ne dépend pas seulement de l’événement

Deux personnes peuvent vivre une même situation et ne pas en être impactées de la même manière.

Pourquoi ? Parce que ce qui compte, ce n’est pas uniquement l’événement, mais la manière dont le corps a pu (ou non) y faire face

Par exemple :

  • une intervention chirurgicale, même lorsqu’elle s’est bien passée
  • un accident de voiture sans blessure grave
  • une chute, une frayeur intense
  • une situation vécue comme humiliante ou insécurisante

 Si, sur le moment, le corps n’a pas pu réagir ou se relâcher,

une partie de la réponse peut rester “en suspens”.

Le figement : une réponse naturelle du corps

Face à une situation perçue comme trop intense, le corps peut entrer dans un état de figement.

 C’est une réaction automatique, de protection. Elle peut passer inaperçue sur le moment, mais laisser des traces dans le temps.

 Cela peut se traduire par :

  • une sensation de blocage
  • une difficulté à agir ou à décider
  • une impression d’être “coupé” de soi 

Quand le corps reste en état d’alerte

Parfois, même longtemps après, le corps continue de fonctionner comme s’il y avait un danger. Sans forcément comprendre pourquoi, on peut ressentir :

  • une anxiété diffuse
  • une tension corporelle constante
  • une hypervigilance
  • une difficulté à se détendre

 Le système nerveux reste activé, comme s'il n'avait  pas pu revenir à l'équilibre.

 Des expériences très différentes… mais un impact réel

Les événements qui marquent le corps peuvent être très variés. 

Il peut s’agir :

  • d’expériences du quotidien, répétées ou non exprimées
  • mais aussi d’événements plus marquants ou traumatiques

 Certaines personnes ont pu vivre :

  • des situations de violence (physique ou psychologique)
  • des expériences d’abus ou d’inceste
  • un accident ou un choc important
  • la perte d’un proche, ou un contexte de grande détresse (comme un suicide dans l’entourage)

 Ces expériences, qu’elles soient reconnues ou non comme “traumatiques”, peuvent laisser une empreinte profonde dans le corps.

 Et parfois, pour continuer à avancer, on les minimise… ou on apprend à “faire avec”.

Un état de dérégulation qui peut s’installer

Lorsque ces tensions ne sont pas libérées,le corps peut rester dans un état de déséquilibre. Cela peut se manifester par :

  • une fatigue chronique
  • des douleurs diffuses
  • des troubles du sommeil
  • une irritabilité
  • un sentiment d’insécurité intérieure

 À long terme, cela peut impacter profondément le bien-être global.

 Revenir à l’écoute du corps

Comprendre ne suffit pas toujours à apaiser. Parce que ce qui est resté actif se situe souvent au niveau corporel.

 Les approches psychocorporelles proposent alors :

  • de ralentir
  • de revenir aux sensations
  • de redonner de l’espace au corps

Sans forcer, sans revivre,

 mais en permettant au système de retrouver progressivement un état plus stable.

Retrouver un sentiment de sécurité

Avec le temps, le corps peut :

  • relâcher ce qui était resté en tension
  • retrouver plus de souplesse
  • sortir de l’hypervigilance ou du figement

 et surtout, retrouver un sentiment de sécurité intérieure.

Conclusion

Ce que l’on a vécu n’est pas toujours visible.

Et ce que l’on minimise n’est pas toujours sans impact.

Le corps garde une trace de ce qui n’a pas pu être traversé. L’écouter, c’est déjà commencer à retrouver un équilibre.

Ne pas rester seul(e)

Certaines expériences peuvent être difficiles à reconnaître, à nommer ou à traverser seul(e).

 Il existe aujourd’hui de nombreuses structures et associations spécialisées dans l’accompagnement des personnes ayant vécu des situations de violence ou de traumatisme.

Par exemple, l’association Women Safe & Children propose un accompagnement global, sécurisant et pluridisciplinaire.

 N’hésitez pas à vous rapprocher de ces structures si vous en ressentez le besoin.

Être accompagné(e) peut être une première étape importante pour se reconstruire.

À Brest

J’accompagne ces problématiques au sein de mon espace à Brest, dans un cadre sécurisant, respectueux et adapté au rythme de chacun.

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