On associe souvent le traumatisme à des événements graves, visibles, identifiés. Pourtant, dans la réalité, le corps réagit de manière beaucoup plus fine.
Certains événements que l’on considère comme “anodins” peuvent laisser une empreinte durable.
Deux personnes peuvent vivre une même situation et ne pas en être impactées de la même manière.
Pourquoi ? Parce que ce qui compte, ce n’est pas uniquement l’événement, mais la manière dont le corps a pu (ou non) y faire face.
Par exemple :
Si, sur le moment, le corps n’a pas pu réagir ou se relâcher,
une partie de la réponse peut rester “en suspens”.
Face à une situation perçue comme trop intense, le corps peut entrer dans un état de figement.
C’est une réaction automatique, de protection. Elle peut passer inaperçue sur le moment, mais laisser des traces dans le temps.
Cela peut se traduire par :
Parfois, même longtemps après, le corps continue de fonctionner comme s’il y avait un danger. Sans forcément comprendre pourquoi, on peut ressentir :
Le système nerveux reste activé, comme s'il n'avait pas pu revenir à l'équilibre.
Les événements qui marquent le corps peuvent être très variés.
Il peut s’agir :
Certaines personnes ont pu vivre :
Ces expériences, qu’elles soient reconnues ou non comme “traumatiques”, peuvent laisser une empreinte profonde dans le corps.
Et parfois, pour continuer à avancer, on les minimise… ou on apprend à “faire avec”.
Lorsque ces tensions ne sont pas libérées,le corps peut rester dans un état de déséquilibre. Cela peut se manifester par :
À long terme, cela peut impacter profondément le bien-être global.
Comprendre ne suffit pas toujours à apaiser. Parce que ce qui est resté actif se situe souvent au niveau corporel.
Les approches psychocorporelles proposent alors :
Sans forcer, sans revivre,
mais en permettant au système de retrouver progressivement un état plus stable.
Avec le temps, le corps peut :
et surtout, retrouver un sentiment de sécurité intérieure.
Ce que l’on a vécu n’est pas toujours visible.
Et ce que l’on minimise n’est pas toujours sans impact.
Le corps garde une trace de ce qui n’a pas pu être traversé. L’écouter, c’est déjà commencer à retrouver un équilibre.
Certaines expériences peuvent être difficiles à reconnaître, à nommer ou à traverser seul(e).
Il existe aujourd’hui de nombreuses structures et associations spécialisées dans l’accompagnement des personnes ayant vécu des situations de violence ou de traumatisme.
Par exemple, l’association Women Safe & Children propose un accompagnement global, sécurisant et pluridisciplinaire.
N’hésitez pas à vous rapprocher de ces structures si vous en ressentez le besoin.
Être accompagné(e) peut être une première étape importante pour se reconstruire.
J’accompagne ces problématiques au sein de mon espace à Brest, dans un cadre sécurisant, respectueux et adapté au rythme de chacun.