Nous vivons dans un quotidien souvent trop rapide.
Les journées s’enchaînent, les responsabilités s’accumulent, et le corps, lui, encaisse. Beaucoup de femmes arrivent au cabinet déjà fatiguées, tendues, parfois même sans s’en rendre compte. Quand on s’offre un massage, on espère pouvoir lâcher prise rapidement. Pourtant, le corps n’obéit pas toujours à l’horloge.
Lors d’une séance de massage, les 20 à 30 premières minutes sont souvent nécessaires pour que le corps commence réellement à se poser.
La respiration s’approfondit, les muscles acceptent progressivement de se relâcher, le mental ralentit. Dans ce temps-là, on ne “travaille” pas encore en profondeur : on prépare.
C’est pourquoi une séance d’une heure peut parfois sembler trop courte. Le massage se termine au moment même où le corps commence à s’ouvrir.
Travailler en 1h30 me permet avant tout de respecter le rythme du corps.
Ce temps plus long me donne la possibilité de masser l’intégralité du corps de manière harmonieuse, sans précipitation, et en profondeur. Je peux prendre le temps de relier les différentes zones entre elles, d’équilibrer le travail, d’adapter la pression, d’écouter ce que le corps exprime.
Le massage devient alors plus fluide, plus cohérent, et surtout plus efficace. Ce n’est pas seulement une question de durée, mais de qualité de présence : être pleinement là, sans regarder l’heure, sans devoir accélérer.
Avec une séance plus longue, le corps a le temps d’aller plus loin dans la détente.
Les tensions profondes peuvent se relâcher, le système nerveux s’apaise, et une sensation de sécurité s’installe. C’est souvent à ce moment-là que les femmes me disent :
“Je n’avais jamais ressenti ça avant.”
Pour moi, le massage ne s’arrête pas au dernier geste.
J’aime laisser un temps après la séance : offrir une boisson chaude, permettre quelques mots, ou simplement un moment de silence. Ce temps d’intégration est précieux.
Il permet de ne pas repartir brusquement dans l’agitation extérieure, de laisser au corps le temps d’enregistrer ce qu’il vient de vivre. Je fais le choix de ne pas enchaîner les rendez-vous, pour préserver cette qualité d’accueil et de présence.
S’offrir un massage, ce n’est pas “cocher une case”.
C’est s’autoriser un espace où le temps ralentit, où le corps est respecté dans sa globalité. Certaines femmes ont besoin de plus qu’une heure.
Elles ont besoin de temps. Et c’est exactement ce que je souhaite leur offrir.