Les fêtes de fin d’année sont censées être un moment de joie, de retrouvailles, de chaleur.
Mais lorsqu’on a perdu un être cher, cette période peut devenir particulièrement douloureuse.
L’absence se fait plus forte, le manque plus présent, et parfois la tristesse prend toute la place. Si j’ai choisi d’écrire cet article aujourd’hui, c’est parce que je sais combien ces moments peuvent être difficiles. Et parce que je crois profondément qu’il est possible d’être accompagné dans le deuil, sans s’y perdre, sans s’y enfermer.
On parle souvent du deuil comme d’un processus psychologique ou émotionnel.
Mais le deuil est aussi une expérience corporelle intense. Le corps encaisse le choc, parfois sans que l’on s’en rende compte :
Lorsqu’un décès est brutal, le corps peut rester figé dans le traumatisme.
Lorsque mon frère est décédé brutalement, il occupait une place immense dans ma vie.
Il était un pilier, un repère. Sa mort a été un choc violent, incompréhensible. À ce moment-là, je venais d’avoir mon petit garçon.
J’étais à la fois en plein bouleversement de vie, dans la maternité, et plongée dans un deuil profond.
Je me sentais perdue, épuisée, submergée par la tristesse, la colère, l’injustice. J’étais déjà accompagnée en somatothérapie, et ce suivi a été un véritable point d’appui.
En séance, il n’y avait pas d’obligation de parler, pas d’attente de « faire son deuil ».
Mon corps avait de l’espace pour s’exprimer à son rythme. Au départ, il y avait beaucoup d’immobilité, de lourdeur, de figement.
Puis, au fil des séances, quelque chose a commencé à bouger. D’abord sur la table de massage, puis en dehors.
Les mouvements corporels vécus en séance ont trouvé des résonances dans ma vie.
Peu à peu :
Son absence reste, et restera toujours.
Mais aujourd’hui, je peux penser à lui avec plus de douceur, de gratitude, et moins de douleur.
La somatothérapie permet de :
Perdre un être cher est un traumatisme bien trop lourd à porter seul.
Être accompagné permet de ne pas rester isolé avec sa souffrance. Sans la somatothérapie, mon chemin aurait été plus long, plus dur, plus solitaire.
J’y ai trouvé un soutien précieux, respectueux, profondément humain.
Le deuil ne se « guérit » pas.
Il se traverse, il se transforme. Accepter de vivre sans la personne que l’on a perdue ne signifie pas l’oublier.
Cela signifie continuer à vivre, autrement, avec ce lien qui change de forme. Si cette période de fêtes est difficile pour vous, sachez que vous n’êtes pas seul(e).
Il existe des accompagnements qui respectent votre rythme, votre histoire, votre corps.